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Quatrième série*

TOME NEUVIÈME

PARIS

AU BUREAU DU TRÉSORIER DE LA SOCIÉTÉ, M. LUCIEN BUQUET,

rue Neuve-Saint-Placide, 50 (Faub. S'-Germain).

1869

Article 32 du Règiement. Les opinions émises dans les Annales sont exclusivement propres à leurs auteurs. La Société n entend aucune- ment en assumer la responsabilité.

PARIS; Typographie FÉLIX MALTESTE ei Ce, rue des Deux-PortesSainlSauveur 22

ANNALES

DE LA

SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE

EXTRAIT

d'un

Travail sur les GRYPTOGËrHALIDES d'Europe

ET DES PAYS LIMITROPHES, Par M. Gabriel TAPPES.

(Séance du 11 Novembre 1868.)

Presque tous mes collègues de la Société entomologique sont informés maintenant du projet que j'avais de donner un résumé monographique, aussi complet que possible, de tout ce qu'on connaît jusqu'à ce jour des Cryptocéphales de France et d'y joindre les figures de presque toutes les espèces, mâles, femelles et variétés principales. Si j'avais suivi cette pre- mière idée, il est probalile que mon travail serait aujourd'hui terminé. Les influences amicales de plusieurs de mes Maîtres en entomologie m'ont entraîné à étendre mes investigations à toutes les espèces européennes et même à celles des pays limitrophes. Je n'ai pas eu conscience alors des difficultés que je me créais; si j'avais pu les apprécier, je n'aurais jamais entrepris une œuvre qui n'est guère possible qu'aux personnes à qui la fortune donne des loisirs dont je n'ai pu jouir qu'à de rares intervalles. Tant qu'il ne m'a fallu que compulser les auteurs français, espagnols, taliens ou anglais, et même quelques abrégés allemands, j'ai été assez

6 G. Tappes.

vite et j'ai pu facilement rassembler les trois quarts des matériaux qui m'étaient nécessaires. J'y ai ajouté plus de 200 dessins, soit originaux, soit copiés d'après tous les auteurs qui se sont occupés de ce groupe. Mais je ne pouvais rien donner d'à peu près complet sans connaître à fond tout ce qu'en a dit son monographe par excellence, M. Suffrian. Je ne possède que quelques mots d'allemand, et cet auteur est un des plus difficiles à traduire. J'ai m'adresser à l'obligeance de quelques amis, qui m'ont aidé à rassembler jusqu'ici à peu près la moitié de ce dont j'ai besoin. Le plus difficile reste donc à faire et le temps me manque. Cepen- dant, je tiens à montrer que je n'abandonne pas la partie, et je viens offrir à la Société un petit échantillon de ce que j'aurais voulu faire. Si je ne puis terminer, j'aurai au moins préparé la voie et des matériaux pour de plus heureux que moi, qui sauront achever une œuvre que je voudrais toute nationale et produite, pour ainsi dire, en commun.

Les quelques mots insérés dans les Annales et le petit aperçu publié par V Abeille m'avaient fait espérer de nombreuses communications, sur- tout en ce qui concerne les mœurs et transformations des Cryptocépha- lides; mais j'ai malheureusement à reconnaître que mon idée n'a pas encore eu le temps de faire son chemin. A part quelques constatations d'habitat ou de saison dues à l'obligeance de MM. Rouget, Godart, Abeille, Perris et Peragallo, les découvertes de l'année, qui n'a pas été favorable, il faut le reconnaître, se réduisent à :

Un parasite que M. Abeille a vu deux fois sortir du C. bipunctatus; il a bien voulu m'en gratifier et je m'empresse d'en donner la figure, planche 1'% fig. 16 ;

Fourreaux, larves et nymphe du C. janthinus; envoyés par M. Perris;

Enveloppe d'œuf et fourreau du C. minutus, également envoyés par M. Perris;

h" Fourreau du C. Uossii et du C. aureolus, fournis par M. Guérin- Méneville ;

Fourreaux de VHomalopus Loreyi , reçus de mon excellent ami M. Rouget, avec quelques précieux détails.

M. le colonel Goureau a bien voulu m'offrir plusieurs fourreaux et larves dont deux ou trois appartiennent évidemment au genre Gryptoce- phalus; mais je n'ai pu encore que soupçonner qu'ils devaient donner naissance à des G. aureolus.

Les fourreaux qui m'ont été communiqués par MM. Perris et Guérin m'ont procuré la certitude que, pour la grande généralité des espèces, si

Cryptocêphatides cCEurope, etc, 7

ce n'est pour toutes, les larves de Cryptocéphales, quand elles arrivent au terme de leur croissance, vont se fixer sur une feuille ou un brin d'herbe qui leur sert à clore l'orifice de leur fourreau et à les tenir hors des atteintes de l'humidité qui aurait bientôt ramolli et pourri cette enve- loppe. Pour augmenter l'adhérence, elles vont le plus souvent jusqu'à percer la feuille et à former au côté opposé une espèce de rivet qui les en rend inséparables. J'ai remarqué aussi que le gros bout qui doit livrer passage à l'insecte est relevé et donne de cette manière, à la larve qui s'est retournée, une position plus commode pour accomplir ses métamor- phoses et couper l'opercule qu'elle doit soulever pour sortir.

Je ne veux pas répéter ici ce que j'ai dit dans V Abeille sur les premiers états du genre qui nous occupe. Je me coiitenterai d'ajouter qu'autant qu'il m'est possible de m'appuyer sur les données qui m'ont été fournies, les enveloppes d'oeufs de Pachybrachys sont fixées aux feuilles par une espèce de pédoncule qu'on remarquera dans la figure que j'eQ donne d'après Rosenhauer.

Disons encore, pour en finir des découvertes de l'année, que mes propres remarques, fortifiées de celles de plusieurs de mes collègues, et notamment de MM. Piouget, Godart, Varin et Peragallo, me conduisent à regarder le G. bipustulatiis comme une espèce parfaitement distincte du C. bipunctatus. L'habitat n'est pas le même, les côtes formées par les stries des élylres sont beaucoup plus prononcées et forment une espèce de rugosité qu'on ne retrouve pas chez le dernier. Il me semble impos- sible de maintenir sur ce point les errements du passé.

Voici quelques descriptions et dessins de Cryplocephalus nouveaux. J'y ajouterai la diagnose et les figures de plusieurs espèces rares qu'on ne retrouvera probablement jamais que dans les collections si précieuses de Faldermann et de Gebler, que M. Henri Deyrolle a mises si obligeamment à ma disposition avec la permission de M. le comte de Mniszech.

Je saisis l'occasion de remercier tous ceux de mes chers collègues qui me laissent leurs collections presqu'entières avec une abnégation si désin- téressée, notamment MM. Perris, Stierlin et Haag, et ceux qui, tels que MM. Chevrotât, Reiche, de Bonvouloir et Guérin, m'ont ouvert si libérale- ment leurs riches bibliothèques et collections. Je n'oublie pas surtout MM. Jekel et de Marseul qui, à tous ces motifs de gratitude, ont encore ajouté l'aide de leur connaissance approfondie de la langiïe allemande, ni M. de la Brûlerie, l'intrépide voyageur, qui m'a fourni de précieux échan- tillons.

18 G. Tappes.

1. Cryptocephalus Bischoffi g. Tappes.

(PI. 1, fig. 17.)

Long. 5 mill., larg. 3 mill.

Patrie : Engadine» col de Fluela (15 août), en fauchant.

Uu seul exemplaire c?, communiqué par M. Bisclioff, par l'intermédiaire de M. de Bonvouloir, décembre 1867.

§^îger, opacus, quadrato-cylindrîcus, capite valde rugoso; antennis sat robusUs, nigris; thorace aciculato, bifoveolato, antice attenuato, rotun- dato; lînea angusta flava lateribus margînato; scutello nigro, nitido; elytrîs opacis, nigris, rugosis, vage striato-punctatis; pedibus omnibus nigris, inter se fere similibus.

Assez voisin du C. rugicollis, mais le corselet est bien plus rétréci anté- rieurement. Il rentre évidemment dans ce groupe par ses caractères géné- raux et sa ponctuation.

Tête noire, assez fortement rugueuse, avec une impression frontale assez marquée, surtout à la partie supérieure. Yeux réniformes plutôt qu'en virgule, saillants, noirs; parties buccales d'un noir brunâtre; labre bien détaché. Antennes noires, assez fortes, atteignant à peu près l'extré- mité des lobes huméraux ; premier article d'un noir très-luisant, présen- tant en petit la forme des cuisses; deuxième globuleux, ainsi que le troisième, qui est un peu plus allongé et a l'air d'être soudé au précédent, les autres articles s'allongeant et s'aplatissant graduellement et en forme de scie ; assez tomenteux, surtout à l'extrémité. Je pense que le dernier article doit avoir la forme ordinaire ; il manque dans les deux antennes de l'exemplaire que j'ai sous les yeux. Corselet noir, assez fortement aciculé, avec un petit liséré jaune le long des bords latéraux, en dedans de l'ourlet, qui est noir, et prenant naissance un peu avant le bas du bord antérieur, pour se terminer en s'éteignant aux angles postérieurs ; globu- leux, surtout à la partie antérieure, qui se rétrécit d'une manière assez prononcée, avec une fossette bien marquée sur le milieu de chacun des lobes latéraux ; bord postérieur modérément échancré de chaque côté,

Cryptocèphalides d'Europe, etc. 9

avec un petit tubercule assez prononcé sur le lobe médian, s'allongeant un peu en angle arrondi au-dessus de l'écusson ; ourlet postérieur bien distinctement en scie. Élytres de forme quadrangulaire, fortement dépri- mées sur les côtés, aplaties sur le milieu et présentant une dépression bien marquée sur la partie antérieure, à peu près au premier tiers ; lobe apical assez brusquement abaissé, presque carrément; lobes huméraux bien prononcés et suivis d'une dépression marquée; bosses humérales ovalaires et saillantes, un peu plus luisantes que le reste de l'élytre; trois espèces de petites côtes naissant au-dessus de l'élytre, entre la bosse humérale et l'écusson, et dont on peut suivre les traces presque jusqu'à la partie médiane; surface noire, mate, plus mate que le corselet, par suite de la rugosité formée par des points très-enfoncés, avec des inter- valles fortement ridés ; petit ourlet très-brillant, terminant un léger rebord autour des élytres. Pygidiiim noir, un peu plus brillant que les élytres, assez grossièrement ponctué, avec un petit ourlet bien apparent. Je ne vois pas de traces de pilosité. Dessous très-noir, assez fortement ponctué, surtout vers les sutures ; peu recourbé, avec une dépression bien mar- quée sur le dernier segment ; cette dépression est même un peu creusée et en renferme une deuxième marquée par une petite élévation supérieure en forme de croissant ; on remarque à la partie antérieure deux espèces de petits tubercules pointus et relevés dans le genre de ceux du mâle du C. sericeus. Pattes ordinaires, noires, d'égale longueur et dont les jambes et les tarses sont couverts de poils blanchâtres, qui forment, surtout autour de ces derniers, une sorte d'auréole blanche.

2. CRYPTOCEriiALUS Perrisi g. Tappes. (PI. 1, fig. 18.)

I.ong. 6 mill., larg. 3 ifb, mill.

Patrie : Djelfa (Algérie). Un seul exemplaire (incomplet), communiqué par r\î. Perris.

Viridi cœruleo-niger, niiidus, riigosus. Antennîs et capite ignotls; tlio- racF cœruico-iiigro, acîcidato, rotundato , antice Icvitcr altcnv.ato; elytn's nigrls valde riigosis, margine rubro circumdaiis, sutura rubra sicut margo anierior, maculis tribus rubris ornatis; pedibus iiiUr se simiiibus, cferuleo- nigrts.

if G. Tappes.

Ce Gryptocéphale, qui m'a été communiqué dans un état qui est bien loin d'être complet, me paraît très-voisin des C. invperialis et pexicoUîs ; je ne serais même pas étonné qu'on arrivât un jour à trouver qu'il n'est qu'une variété du peccicoUù dans le genre du rufo-limbatus Reiche, pour Yimpenalis. Voici la description de ce que j'en ai sous les yeux :

Tête et antennes manquant complètement. Corselet fortement bombé transversalement, beaucoup plus large que long, globuleux, rétréci anté- rieurement, aplati sur les côtés antérieurs, très-distinctement rebordé sur les bords latéraux et antérieur ; angles postérieurs bien marqués et légèrement arrondis; angles antérieurs coupés carrément; noir -vert bleuâtre, avec quelques reflets bronzés que fait surtout paraître la forte aciculation de la ponctuation, qui est fine et serrée, peut-être plus que chez le pexicoliîs, Écusson de la même couleur que le corselet, triangu- laire, peu apparent. Élytres en cylindre aplati, allongées, un peu plus de deux fois plus longues que le pronotum, à peu près de la largeur de ce dernier par devant, légèrement élargies en arrière ; lobes latéraux un peu déprimés, ainsi que la partie qui limite le bord élevé qui entoure l'écus- son ; bosses bumérales obtusément arrondies et allongées, bien marquées à l'épaule, limitées intérieurement par un pli assez fort se prolongeant jusqu'au sommet des élytres, qui est largement arrondi, un peu aplati dans le milieu; bords latéraux terminés par un rebord bien distinct en forme de liséré régnant jusqu'au bout de l'élytre, qui est coupé carrément et globuleux; d'un noir brunâtre, avec trois taches sur chacune, d'un jaune orangé foncé, presque rouge, dont la plus grande, se reliant à l'épaule à la bordure de même couleur qui entoure toute l'élytre, passe à côté de la bosse humérale et se prolonge en s'élargissant en spatule jus- qu'au milieu de ladite élytre; la deuxième un peu vague, en ovale très- allongé entre la grande tache et la suture ; la troisième bien marquée, en ovale un peu triangulaire, sous la grande tache, entre cette tache et l'ex- trémité de l'élytre ; une bordure jaune orange foncé comme les taches fait le tour complet de l'élytre, s'amincissant près des lobes latéraux et s'élar- gissant par une espèce d'encoche aux bords postérieurs; Tourlet de la suture est de la même couleur (1) ; ponctuation grossière, sans ordre et

(1) Les taches variant considérablement en forme et en nombre et manquant même quelquefois chez certains individus de toutes les espèces de Cr3'ptocéphales, il est probable que les autres Individus de celle-ci qu'on pourrait découvrir par la suite présenteraient les mêmes anomalies. Je retrouve des traces du même dessin sur les élytres d'un exemplaire du C. quadripunctatus. G. T.

Cryptocéphatides d'Eiiro'pe, etc. 11

serrée, ce qui donne aux élytres une teinte plus terne qu'au corselet; interstices légèrement ridés çà et là, plus aplatis à l'extrémité; la ponctua- tion cesse sur le bord relevé qui entoure Pécusson ; apparence de stries à la sulure, dont le listel est bien dessiné par une ligne enfoncée très- régulière. Pattes de la couleur du corselet, sans reflets bronzés, couvertes de quelques poils d'un gris blanchâtre; cuisses légèrement globuleuses, avec une ponctuation un peu éparse ; tibias plus fortement ponctués, un peu rugueux, réguliers. L'abdomen et les pattes postérieures manquent. Le dessous du corselet est brillant et de la couleur des pattes.

'd. Gryptocephalus Mniszechi g. Tappes.

(PI. 1, fig. 19.)

Patrie : Altaï. Deux exemplaires; collections de Mniszech et Henri Deyrolle.

Niger, rugosus, cylindricus ; capite piano, fronte punctata. Antennarum. articula primo nigricante, quatuor sequentibus fidvis, aliis nigris. Tko- race nigro, valcle punctata fere aciculcdo; marginibus anteriore et latera- libus anguste rubris; sat rotundcdo, antice attenucdo, margine posteriore. serrata, Scutella nitido. Elyiris valde rugosis, nigris, rubro notatis, qua- drata cylindricis, Pedibus nigris inter se similibus.

Assez voisin du C. fasciatus, mais un tiers plus petit; ce charmant insecte reproduit presque entièrement le dessin du G. abietinus, que plu- sieurs entomologistes regardent encore comme une variété du fasciatus; cependant la forme du corselet et sa bordure rouge, tendant à descendre en ligne médiane, le rapprochent beaucoup du groupe des cardiger, Tappesi, etc.

Tête noire, plane, avec deux. petits tubercules plus ou moins prononcés à la naissance des antennes ; front plan , rugueux, assez distinctement cilié, à la partie inférieure, de quelques poils jaunâtres qui me paraissent caducs, puisqu'ils font presque complètement défaut dans le second des deux seuls exemplaires à ma disposition ; deux petites taches rondes, jaunes, à la partie antérieure des yeux et deux autres sous les antennes; elles disparaissent presque complètement aussi dans un de mes exem-

12 G. Tappes.

plaires et l'on n'en distingue plus la trace qu'à l'aide d'une forte loupe; parties de la bouche d'un noir à peine bruoâtre. Antennes d'une force ordi- naire, d'à peu près deux fois la longueur du corselet ; premier article pyri- forme, presque globuleux à la partie antérieure, d'un noir de poix sur cette partie; deuxième globuleux, un peu allongé, presque soudé au pre- mier, d'un jaune rougeâtre, ainsi que les deux suivants, qui vont en s'al- longeant; le cinquième rembruni fortement à la partie supérieure, com- mençant à s'aplatir, ainsi que les suivants, formant légèrement la scie jusqu'au dernier, en ovale allongé, terminé, comme chez presque tous les Gryptocéphales, par une pointe ciliée; les six derniers articles noirs. Corselet noir, fortement couvert de points un peu allongés, presque aci- culés, cylindrico-conique ; bord antérieur légèrement mais bien distincte- ment ourlé d'une bande jaune rougeâtre qui s'étend triangulairement à la partie médiane et doit certainement quelquefois se prolonger en ligne ; bords latéraux également lisérés de jaune rougeâtre; angles postérieurs un peu arrondis ; lobes latéraux très-légèrement arqués, avec un rebord mince, mais très-visible, jaune ; bord postérieur finement dentelé, noir, large- ment arrondi ; lobe médian un peu aplati au-dessus de l'écusson. Écusson noir, luisant, triangulaire, assez fortement relevé à la partie postérieure, un peu déprimé à la partie médiane et un peu relevé en rebord arrondi postérieurement ; on distingue sur la surface quelques petits points presque alignés. Élyires quadralo-cylindriques, légèrement aplaties sur la voûte, finement rebordées, assez fortement déprimées sous les bosses humérales (celles-ci noires, bien marquées, plus brillantes que le reste et formant assez bien l'ovale), couvertes de gros points fortement enfoncés, souvent réunis, surtout avant la déclivité, ce qui les fait paraître assez mates et rugueuses; épaules légèrement aplaties et presque sans points à leur nais- sance ; noires, avec deux petites taches d'un jaune rougeâtre, bordant pour ainsi dire l'écusson ; une bordure d'un rouge orangé prenant au- dessous des bosses humérales, se prolongeant et s'élargissant jusqu'à la moitié des élytres, elle s'allonge en travers en forme de T ou de hache atteignant pi'esque la suture, puis se rétrécissant pour s'étaler de nouveau en poussant une pointe au milieu de la déclivité. Pijgîdium assez forte- ment recourbé, très-rugueux et couvert de quelques poils grisâtres, en voûte un peu aplatie. Dessous du corps entièrement noir et rugueux, avec quelques poils noirs.

c?. Dernier segment de l'abdomen presque complètement envahi dans son milieu par une forte dépression en forme de fossette quadrangulaire, dont le fond est un peu relevé en une petite bosse linéaire; les côtés

CryplocéphaLides d'Europe, etc. 13

présentent une dent très-prononcée, suivie d'une élévation arrondie, qui donnent à cette partie une physionomie toute particulière (Voir la pi. 1, fîg. IZi). Pattes noires, couvertes de poils blanchâtres et de points assez marqués; tibias un peu élargis à la partie inférieure; toutes de même longueur.

Je n'ai pas vu la femelle.

k. Cryptocephalcs Sainipierrei g. Tappes.

(Pi. 1, fig. 20, d*. PI. 1, fig. 20 bis, Ç.) Long, c? 2 à 2 1/2 mill, $ 3 milL; larg. d* 1 mill., ? 2 1/2 milL

Patrie ; Algérie, Oran (promenade de l'Élang).

Habitat : Sur VAtripleœ fialmms, du 1" août au 15 septembre; pris pour la première fois par M. E. Saintpierre, de Cette.

Ate7', subopacus, pectore et abdominis extremitate luiescentibus; capite atro maculis luteis notato, fronte parmn rotundatay sparse infra punc- tata; antennis luteis apice nîgricantibus; thoracis colore variante e luteo rubro notato ad atrum integrum, linea, infra bipartita, in nudia parte margini busqué anteriorc et lateralibus flavis; elytris flavis, luteo vel atro maculatis, aliquando oninino atris; pedibus flavis, apicc rufescentibus ; maris segmento ultimo ventris intégra, feminœ foveola rotunda impresso.

Ce joli petit insecte a toutes les allures de ceux du groupe des C. pygniœus, Reyi, pusillus, etc. Il se distingue surtout, comme le dernier, par la pro- digieuse quantité de variétés qu'il présente. Il passe du jaune lutescent au brun de poix presque noir. Les mâles surtout varient tellement qu'on n'en trouverait peut-être pas deux semblables; la couleur des femelles est plus constante. Comme tous ses congénères, il abonde dans les lieux l'espèce a trouvé bon de se fixer. Le caractère distinctif et qui manque rarement chez lui est cette petite ligne flave qui traverse de haut en bas le corselet en s'élargissant et se bifurquant à la base, et l'espèce de bande

14 G. Tappes.

un peu blanchâtre, un peu relevée qui termine l'angle inférieur des élytres en remontant légèrement le long de la suture.

Tête d'un brun de poix, avec deux taches de forme triangulaire d'un jaune pâle sur le front ; ces taches ressemblent à celles du G. geminus ; mais ici elles viennent se fondre dans une autre en forme de V, plus nébuleuse, et qui se continue entre les antennes pour venir s'étaler en forme de triangle sur le labre supérieur ; deux autres petites taches se distinguent de chaque côté du V et au-dessus de la naissance des antennes; elles deviennent chez la femelle une large plaque qui ne rappelle le dessin ordinaire que par des lignes. Yeucp réniformes, de la couleur de la tête ; parties de la bouche d'un brun noirâtre. Antennes d'un jaune de paille à la base, allant en se rembrunissant jusqu'à l'extrémité, elles deviennent presque noires, surtout chez le mâle ; premier article remarquablement allongé, cylindrique, un peu renflé à la partie supérieure et légèrement courbé; deuxième beaucoup plus petit, plus globuleux quoiqu'un peu pyriforme ; troisième et quatrième de longueur à peu près égale, très- minces ; cinquième commençant à s'élargir et à s'aplatir du haut ; cette forme se prononce de plus en plus dans les suivants, jusqu'au dernier qui, tout en restant aplati, devient fusiforme. Corselet fortement bombé, sur- tout chez la femelle, assez rabattu sur les côtés, coupé plus carrément en devant chez le mâle, bordé tout autour, sauf à la base, d'un ourlet relevé passant du brun foncé presque au noir; angles antérieurs coupés presque carrément, postérieurs un peu arrondis et formant une apparence de cro- chet par le prolongement de l'ourlet, qui se transforme, le long de la base, en une dépression marginale fortement indiquée et couverte d'une rangée de points enfoncés d'un brun de poix presque noir ; bords latéraux médio- crement arqués ; bord postérieur en forme d'arc renversé ; lobe médian largement arrondi; surface luisante, avec une ponctuation fine et assez indécise, d'un brun roussâtre, surtout chez les femelles, allant souvent chez les mâles jusqu'au brun de poix foncé, avec les bords plus clairs, surtout le bord antérieur, qui présente une bande beaucoup plus nette, d'où part, sur la partie médiane, une autre bande qui le traverse et va s'élargissant à la base quelquefois en forme d'arc renversé ou de demi- lune coupée dans sa partie médiane par une petite ligne pointillée de la couleur des faces latérales. Élytres largement ovalaires, un peu plus qua- drangulaires chez le mâle, légèrement déprimées aux bords extérieurs en dessous des épaules et dans leur milieu, à peu près deux fois aussi longues que le pronotum, un peu plus longues et plus larges chez la femelle, se terminant assez brusquement à l'extrémité; couleur foncière

Cryptocéphalides d'Europe^ etc. 15

d'un fauve plus ou moins foncé, plus blanchâtre chez le mâle, avec des taches formant des espèces de fascies ondulées plus ou moins prononcées, brunes, tournant le plus souvent au noir chez les mâles, souvent nébu- leuses et presque effacées chez la femelle; onze stries, comme d'ordinaire, bien marquées sur chaque élytre, à fond brun , plus foncé chez le mâle, avec des points enfoncés régulièrement placés et de la même couleur : la première, près de la suture, commence un peu au-dessous de la base et s'avance diagonalement jusqu'à la petite dépression qu'on remarque un peu avant le milieu, elle s'arrête sans cependant se confondre avec la suture, dont] elle touche presque l'ourlet ; la deuxième, prenant aussi un peu au-dessous de la base, passe vers le milieu sous la première, longe la suture, avec laquelle elle semble se confondre près de l'extrémité, et va rejoindre la onzième marginale, qui contourne le bas de l'élytre, et remonte jusqu'à l'épaule; la troisième suit parallèlement la deuxième et va rejoindre la dixième, laissant voir la plupart du temps une ou deux légères solutions de continuité; la quatrième prend encore un peu au- dessous de la base et va rejoindre par un crochet arrondi la cinquième, qui remonte parallèlement jusqu'au point de départ ; la sixième prend plus près de la base que les autres, ne descend qu'aux deux tiers de l'élytre en se continuant un peu, et rejoint, également pai* un crochet arrondi, la septième, qui ne remonte que jusqu'à la base humérale, sur laquelle elle se confond avec la neuvième; cette neuvième strie part presque de la base, descend parallèlement à la dixième et vient rejoindre en dedans, par un crochet, la huitième, qui ne remonte que jusqu'à la base humérale, au bas de laquelle elle s'interrompt. Intervalles des stries plans, arrondis à l'extrémité ; l'intervalle apical paraît un peu plus relevé que les autres, surtout près de la suture, à cause de la couleur un peu claire qu'il affecte généralement. Pygidium fauve, un peu rembruni sur le milieu, presque entièrement recouvert par les élytres. Dessous générale- ment brun de poix, surtout chez les mâles, avec des parties nuageuses d'un fauve plus ou moins indécis; le fauve domine plutôt chez les femelles, surtout aux derniers segments de l'abdomen. Le dernier de ces segments ne présente aucune dépression chez le mâle et à peine une légère fossette chez la femelle. Pattes fauves chez le mâle, généralement plus claires chez la femelle; tarses un peu plus foncés chez la femelle, d'un brun de poix presque noir chez le mâle.

Grâce à la générosité de M. Saintpierre, j'ai pu étudier cette espèce sur un assez grand nombre de sujets, et je reste convaincu qu'il serait impos- sible de fonder aucun caractère sur la couleur ou les taches qui varient

16 G. Tappes.

à l'infini. Cette remarque, du reste, peut s'appliquer à la plus grande partie des Cryptocépliales.

Depuis que j'ai écrit cet article, nous avons eu le regret d'apprendre la mort de M. E. Saiutpierre. C'est une perte pour l'Entomologie, dont il pro- mettait d'être un des adeptes les plus zélés, et pour moi qui comptais beaucoup sur lui pour mes observations.

5. Cryptocephalus Tappesi de Marseul {Abeille, V, 1868, p. 206).

(PI. 1, tig. 21.)

Long. 6 mil!., larg. 3 mil!.

Patrie : Mont-Kulegh (chaîne du Taurus), en Caramanie (M. Lederer).

Cylindricus, inger, opaciis, subtus villositaie alba pubescens; capite pedibusque nigris , nitidis; anUnnis nigris, basi rufescentibus; thovace nigro nitidissimoy marginibus lateralibus rubris anterioreque rubro ; ssepe in medio linea longitudinali rubra ; elytris nigris, rugosis, sot nitidis, margine et fasciis rubris notatis.

Cette espèce, rapportée d'un voyage au Taurus, avait tout d'abord été répandue dans les collections allemandes sous le nom de G. cribratus. Un envoi de Vienne avait été fait en France sous ce nom et j'en avais acquis, avec M. Reiche, plusieurs exemplaires. Heureusement cet ami et maître possédait dans sa riche collection un individu femelle bien authen- tique du C. cribratus ; nous pûmes faire la comparaison , et il ne fallut pas un long examen pour trouver que nous possédions réellement une nouvelle espèce, avec des caractères bien distincts :

La patrie n'est pas la même : le cribratus vient de l'Altaï et le Tappesi du Taurus ; le pronolum n'a pas la même forme : chez le premier, les angles postérieurs et même les bords latéraux sont fortement relevés, la ponctuation est fine et ronde ; dans le second, les bords latéraux sont for- tement rabattus, les angles postérieurs à peine relevés et la ponctuation, au moins chez la femelle, légèrement aciculée; 3" enfin, et ce qui les

Cryptocéphalides d'Europe^ etc» 17

distingue surtout, le pygidium de la femelle chez le cribratus est à peu près simple, tandis que dans le Tappesi il présente deux profondes fos- settes longitudinales qui lui donnent, quand on le regarde en dessus, un aspect tridentaire (fig. 13).

Je n'ai pu faire de comparaison pour le mâle, mais je suis persuadé que les deux espèces doivent offrir une différence tout aussi grande : le mâle du Tappesi possède un pygidium si développé qu'il doit le distinguer de tous ses congénères (fig. 21).

Comme M. l'abbé de I\Iarseul, qui l'a décrit et a bien voulu me le dédier, n'avait à sa disposition qu'une paire de ces insectes et que j'en ai eu un assez grand nombre sous les yeux, je crois pouvoir me permettre d'ajouter quelques détails à ce qu'il en a dit, tout en conservant, autant que possible, ses expressions et l'ordre de sa description.

Cylindrique, environ deux fois plus long que large, tête et pattes noir luisant ; corps plus terne, en raison de sa rugosité, revêtu d'une pubes- cence blanchâtre, fine, soyeuse, pas assez épaisse pour cacher le fond, dessus d'un noir luisant, glabre, avec des espèces de fascies tronquées, rouges.

Tête généralement très-enfoncée, quelquefois jusqu'aux yeux, qui sont réniformes; l'échancrure en devant forme comme une coupure; front plan, souvent creusé en gouttière, vaguement pointillé, couvert d'une pubes- cence grise qui paraît caduque, marqué de deux petits tubercules entre les antennes et d'une tache d'un jaune rougeâtre de chaque côté au- dessous de l'œil; épistome non limité du côté du front, sinué en devant, avec deux petites taches rouges peu visibles, souvent effacées à la base ; labre transverse, très-apparent, légèrement échancré au bout, avec les angles arrondis. Antennes longues, plus grêles et à articles moins allongés chez la femelle, avec les quatre premiers d'un testacé plus ou moins foncé; premier obconique, courbé, médiocre, fortement rembruni, presque noir à la base; deuxième plus petit, également obconique; troisième et qua- trième plus longs, renflés au bout ; les suivants noirs, un peu pubescents, allant en s'aplatissant et s'élargissant insensiblement jusqu'au dernier, qui se termine en fuseau plus ou moins pointu. Corselet fortement bombé, Irès-rabattu sur les côtés, surtout en avant, entouré, sauf à la base, par un sillon bien marqué, pointillé, terminé aux angles postérieurs par une petite élévation longitudinale et bordé à l'extérieur d'un ourlet noir très- poU; bords latéraux très-légèvement arqués; angles antérieurs et posté- rieurs presque coupés carrément; bord antérieur formant presque le Û* Série, tome IX. 2

àè 6. Tappês.

cercle autour de la lête; bord postérieur largement bisinué, avec les angles bien marqués et le lobe médian tronqué, terminé par un léger rebord assez fortement pointillé ; noir, lisse et luisant , avec une ponctua- tion fine légèrement aciculée, plutôt en apparence qu'en réalité; cette apparence vient surtout de ce que les points qui varient beaucoup, sont souvent réunis ou tellement serrés qu'ils forment de petites lignes; orné d'une bordure rouge sur les côtés et en devant et d'une ligne médiane longitudinale de même couleur, plus fine que chez le C. cribratus, qui se dilate généralement en losange au-devant de l'écusson ; souvent les côtés de ce losange se prolongent en pointe au point d^atteindre la bande laté- rale, sans cependant se confondre avec elle ; presque toujours ce même losange est bifurqué du côté de la base. Écusson trapézoïdal, avec les coins arrondis et le bord apical relevé de manière à former une espèce de petite gouttière en travers. Élytres de la longueur du prothorax à la base, plus de deux fois plus longues que lui, fortement rabattues latéralement, plus ou moins relevées en bosse à l'épaule, avec le bord infléchi bien marqué, bordé d'une rangée de points enfoncés qui vont en s'alténuant vers le bord apical ; arrondies séparément au bout, fortement mais peu densément ponctuées un peu ridées, avec une tendance des points à se ranger en lignes, surtout aux approches des extrémités ; bosses humérales bien marquées. La couleur noire dominant généralement, je la prends pour couleur foncière ; les taches rouges varient tellement qu'il est diffi- cile de les préciser, quelquefois même elles disparaissent complètement ; cependant je n'ai pas vu d'individus ne possédant pas au moins les taches basâtes et apicales et une petite bordure. Cela dit, voici le plus souvent la forme affectée par la couleur rouge ; elle commence à l'épaule, qu'elle entoure, pour rejoindre une grande fascie en forme de T qui vient se réunir à la bande latérale pour se dilater en une goutte apicale dont l'in- térieur est en forme d'angle. Dessous noir, garni, ainsi que les pattes, de petits poils blanchâtres peu serrés, couchés ; hanches antérieures très- distantes, insérées tout près du bord pectoral antérieur ; cuisses anté- rieures très-épaisses dès leur base ; jambes robustes , un peu sinuées, surtout chez les mâles, élargies au bout.

d*. Dernier segment ventral refoulant les intermédiaires, creusé d'une profonde excavation transversale presque quadrangulaire, le bord élevé et mince ; prolongé en devant en une lame incluse, mince, fortement bilo- bée; pygidium ovale, convexe, remarquable par son développement, poin- tillé, couvert de petits poils couchés d'un gris argenté, avec une large impression superficielle dans sa longueur.

Cryptocéphaltdes d'Europe^ etc. 19

$. Dernier segment ventral creusé d'une fossette oviforme bien régu- lière, assez court, bisinueu sèment échancré au bout; pygidium strigueu- semenl pointillé, avec trois carènes longitudinales, tranchantes ; la médiane terminée insensiblement, les externes raccourcies brusquement; séparées par de larges et profonds sillons. Cette forme distingue l'espèce d toutes ses congénères (fig. 13).

La femelle est généralement plus large et pliîs Courte qiie le mâle»

J'ai sous les yeux un exemplaire dont je n'ose faire une varié le, parce que je soupçonne que les anomalies qu'il présente viennent d'un défaut de conformation. Outre la grande atténuation des taches rouges, excepté à l'extrémité, les élytres sont mates, ridées et sans points. J'ai vu le même fait reproduit chez une Coccinelle à sept points.

En outre, mon ami M. Javet, avec son obligeance habituelle, ma com- muniqué plusieurs individus recueiUis aux environs de Beyrouth e d'An- tioche. Ils sont plus petits, la couleur rouge passe un peu au jaune et domine plus généralement partout ; mais ils ressemblent tellement pour tout le reste et, surtout, pour les caractères sexuels à l'espèce que je décris, qu'il m'est impossible d'y voir autre chose qu'une variation déterminée par la locahté. Du reste, c'est à peu près la même raison qui fait penser à beaucoup d'entomologistes que le C abietinus n'est qu'une variété du C. fasciatus en sens contraire.

20 G. Tappes. Cryptocêphalides d'Europe^ etc.

Explication de la planehe 1'^

Fig. 1. OEuf du Cryptocephalus il-punctatus, d'après Rosenhauer.

2, Enveloppe d'œuf {Cryptocephalus)^ d'après Rosenhauer.

3. Enveloppe d'œuf {Pachybrachis), d'après Rosenhauer. U. Fourreau à moitié développé, d'après Rosenhauer.

5. Fourreau percé par un Pteromalus, d'après Rosenhauer.

6. Un morceau du même fourreau avec le cocon d'un Tryphon,

d'après Rosenhauer.

7. 7 «, 7 b. Fourreau ouvert du C. aureolus,

8. Fourreau ouvert du C. Loreyî,

8 «, 8 ^. Fourreau ouvert du C. janthinus.

9. Larve de Cryptocephalus, d'après Rosenhauer.

10. Larve de Cryptocephalus avec son fourreau.

11. Enveloppe d'œuf du C. pini, d'après Rosenhauer.

12. Pygidium et dernier segment abdominal Ç.

13. Pygidium et dernier segment abdominal $ du G. Tappesi. 1^. Pygidium et dernier segment abdominal c^ du C. Mmszechi,

15. Pezomachus pedestris $ (Gravenh.), parasite du C. 12-punctalus.

16. Blacus falcatus S (Nées), parasite du C bipunctatus.

17. Cryptocephalus Bischoffi G. Tappes.

18. Perrisi G. Tappes.

19. Mmszechi G. Tappes.

20. Saintpierrei d* G. Tappes. 20 bis, $.

21. Tappesi d" de Marseul.

NOUVELLES ESPÈCES DE COLÉOPTÈRES

DE

FAMILLE DES CARABIQUES PROVENANT D'ESPAGNE ET DES ILES BALÉARES,

Par M. Ch. PIOCHARD DE LA BRULERIE.

(Séance du 13 Novembre 1867.)

1. Dromius Ramburii de la Brûlerie.

Long. 2 1/2 mill.

Parvus, brevîs, capite thoracegue lœvissîmis, pîceis, hoc breviuscuto, subir apeziformî, postice mediocriter angustato, lateribus antîce leviter rotundatis, basin versus vix sînuatis, angulis posticis obtusis, acumina- tîs, paululum reflexis; elytris testaceiSy in medio horum fascia corn-' muni, transversa, lata, nigro picea, latera attingente, antice paululum ad suturam, postice viœ aut minime ad latera diffusa; cor pore subtus brunneo; antennis, palpis, pedibusque pallide testaceis.

Taille au moins d'un tiers plus petite que celle du D. fasciatus. Forme encore plus raccourcie. Tête plus courte, proportionnellement plus large, plus arrondie, plus bombée sur le front, plus lisse et plus brillante, d'un brun noir, ainsi que le prothorax. Celui-ci plus court, près de deux fois aussi large que long, en forme de trapèze, plus étroit en arrière qu'en avant, légèrement échancré antérieurement en arc de cercle, avec ses angles antérieurs médiocrement saillants , ses bords latéraux un peu arrondis en avant, puis, à peu près en ligne presque droite, à peine sinués vers les angles postérieurs, qui sont obtus mais non éraoussés; sa base

22 PlOCHARD DE LA BRULERIE.

un peu obliquement coupée derrière ces angles, de chaque côté ; en ligne un peu courbe, à convexité dirigée en arrière, sur son milieu ; assez con- vexe sur son disque, très-lisse, très-brillant, avec une ligne longitudinale fine et une autre transversale le long de la partie médiane de sa base ; sans ponctuation ni impressions postérieures distinctes. Élytres un peu plus brièvement ovales que celles du D. fascîatus, un peu plus carrées aux épaules, une fois et demie aussi larges à leur base que la base du prothorax, s'élargissant ensuite graduellement jusqu'à leurs deux tiers environ, à troncature un peu oblique et un peu arrondie extérieurement, assez planes, très-lisses, présentant à peine quelques vestiges de stries plus ou moins effacées suivant les individus, d'un testacé pâle très-légèrement enfumé autour de l'écusson, avec une large bande transversale, commune, d'un brun noir, occupant un tiers environ de leur surface et située un peu plus près de leur sommet que de leur base, se prolongeant très- légèrement en avant sur la suture, sans atteindre l'écusson, et presque point en arrière, le long du bord externe. Dessous du corps brun ; antennes, palpes et pattes d'un testacé pâle.

Cette jolie espèce n'est pas rare au mois de mai sous la mousse, au pied des chênes verts, dans la Sierra Nevada, auprès du village de Huejar. Je l'ai dédiée au savant entomologiste à qui la faune d'Andalousie est redevable de si intéressants travaux.

% Metabletus nitiddlus de la Brûlerie. Long. 3 mill.

Nip-o^mieus, sul)virescens, nitidîssimus ; capite lœm, antennîs nigro- œneis, gracilioribm; prothorace capite paulo latiore, subquadrato, pau- lulum cordato, antice emargînato, postice leviter coarctato, angulis pos- ticis obtusis, paululum reflexis , baseos média parte postice paululum producta; elyiris convexîusculîs ad humer os attenuatis, dein ampUatis, apice suboblique subsinuatimc/ue truncatis, striis lœvibus, interioribus subdistinciis, exterioribus fere aut omnino nuUis; femoribus tarsisque nîgro-seneis; iibiis brunneis.

Cette espèce vient se placer à côté du M. truncateUus, dont elle dilTère par sa couleur d'un bronzé un peu plus brillant, à reflet un peu plus ver- dâtre ; par sa tête un peu moins large, ses yeux un peu moins saillants,

JSouveauûO Coléoptères d'Espagne, etc. 23

ses antennes un peu plus grêles et plus allongées ; par son corselet un peu moins court, un peu plus ' échancré en avant, à angles antérieurs légère- ment plus saillants, un peu plus rétréci en arrière, à angles postérieurs un peu moins relevés ; par ses élytres un peu moins larges aux épaules, qui sont moins saillantes, un peu plus élargies en arrière, plus brièvement arrondies vers l'extrémité, à troncature un peu plus oblique et plus sinuée, à stries réduites à Tétat de vestiges , les extérieures effacées à peu près. complètement, les trois ou quatre premières internes seules plus ou moins visibles ; par ses pattes, enfin, d'un brun foncé, un peu moins sombre sur les tibias.

Cette espèce est commune dans la Sierra de Guadarrama, aux environs de l'Escorial et de la Granja, on la prend courant sur le sol, en plein soleil.

3. Broscus tnsularis de la Brûlerie.

Long. 16 à 18 mill.

Niger, nitidus, subconveœus ; prothoracïs lateribus parum rotundatis, (tnguUs poslicis obsoletis, rotundatîs, basi vico punctata ; elytris obtongo' ovatis, parum convexis, obsoletissime striato-punctatis ; antennis, articulo primo testaceo, prolhoracis basin pauhdam superantibus.

Voisin du B. Isevigatus, il s'en distingue par sa taille un peu plus petite, sa convexité un peu moindre, sa tête un peu moins grosse et un peu moins convexe sur le front, à impression transverse antérieure paraissant un peu plus marquée; par ses antennes un peu plus longues, dépassant visiblement la base du prothorax, qu'elles n'atteignent pas tout à fait chez le B. Lœvigatus; par son prothorax un peu plus étroit, ce qui le fait paraître plus long, à côtés moins arrondis, à angles postérieurs tout à fait émoussés à leur sommet et arrondis, alors que chez le B. Lœvigatus ces mêmes angles sont à peu près droits et bien marqués, quoique peu sail- lants ; à base presque lisse, à peine marquée de quelques points épars et peu profonds, entremêlés de quelques rides transverses presque invisibles; par ses élytres un peu moins larges aux épaules, s'élargissant un peu plus jusqu'à leur tiers postérieur, par conséquent moins parallèles ; proportion- nellement moins allongées, moins convexes, à rebord latéral un peu plus relevé; par ses pattes, enfin, qui sont un peu plus grêles et plus allongées .

2/t PlOCHARD DE LA BRULERIE.

J'ai pris quelques exemplaires de cette espèce dans l'île Majorque. Comme notre B. cephalotes elle se plaît dans les terrains secs, elle se creuse, sous de grosses pierres, des galeries sinueuses, qui tantôt suivent a surface du sol, tantôt s'y enfoncent à une certaine profondeur.

U. AciNOPUs piLiPES de la Brûlerie. Long. 11 mill.

Pîceus; sai elongatiis, subparalielus, subcylindrîcus, prothorace sub- quadrato, postice subangiisiato, lateribus subrotmidatis, angulis posticis obtusiSf apice rotundatis, postice idrînque leviter uni-impressus, impunc- iaius, elytrîs striatis, postice attenuatis, pectore abdomineque in média punctis piligeris impressis, pedibus rufis, pube rufescente rigida indutis.

Cette espèce, dont je n'ai pu malheureusement capturer qu'un exem- plaire Ç, se distingue de toutes celles du même genre que je connais par sa taille médiocre et la longueur de la pubescence roussâtre qui recouvre ses pattes et le milieu des segments de sa poitrine et de son abdomen. Cette pubescence, dont l'analogue existe aussi chez les autres Acinopus, est ici plus longue que chez VA. tcnebrioïdes. De même, les épines qui arment la tranche externe de ses jambes antérieures et intermédiaires sont un peu plus fortes. La tête de la femelle n'est pas très-grosse; elle est marquée entre les yeux de deux impressions longitudinales assez courtes, réunies entre elles antérieurement par une fine impression transversale. Le labre, un peu plus large en avant qu'en arrière, est à peine échancré antérieurement dans son milieu, bien moins que celui de 1'^. tene- bridides $; l'épistome est légèrement et régulièrement échancré en arc de cercle et marqué sur son milieu, un peu en arrière, d'une légère fossette arrondie. Le prothorax, seulement un peu moins long que large, est un peu plus étroit en arrière qu'en avant ; il s'élargit légèrement depuis ses angles antérieurs, qui sont assez saillants, jusqu'un peu au delà de son quart antérieur, puis se rétrécit peu à peu et curvilinéairement jusqu'à ses angles postérieurs, qui sont obtus, arrondis à leur sommet ; de chaque